Voiture Électrique : le futur est au présent

Les ventes de véhicules électriques connaissent un essor considérable. En 2017 presque un français sur deux se dit prêt à acheter une voiture électrique dans les quatre ans à venir.

On l’imaginait, il y a à peine dix ans, dans les films de science-fiction, elle fait aujourd’hui partie de notre quotidien : Avec plus de 30900 véhicules vendus en 2017, la France est le quatrième marché de la voiture 100% électrique au monde, tout juste derrière la Chine.

L’intérêt grandissant pour ces véhicules est, avant tout, dû aux trois facteurs majeurs : l’augmentation de l’autonomie de batterie, la réduction du temps de charge et la baisse du prix d’achat.

Renault, pionnier du véhicule électrique en Europe

Le constructeur automobile Renault y a joué un rôle important en investissant très tôt dans les grands projets de recherche 100% électrique. Aujourd’hui, selon Gilles Normand, le directeur du département voiture électrique chez Renault, la ZOE lancée en 2012 « est leader du segment en Europe avec des ventes en croissance de 44% par rapport à 2016. »

Ce pionnier du véhicule électrique en Europe compte améliorer l’autonomie de ses véhicules d’ici 2022 de 300 à 500 kilomètres avec un temps de charge réduit par quatre. Gilles Normand en insistant sur le fait que l’avenir de l’industrie automobile mondiale appartient à la voiture électrique prédit qu’en 2025 « plus de 10% des voitures neuves seront électriques. »

Cependant, et à croire l’opinion publique, le coût d’achat d’une voiture 100% électrique reste encore assez élevé. Alors que selon le directeur du département voiture électrique chez Renault si on prend en compte les économies de carburant et de l’entretien et la fiscalité avantageuse (établie par l’Etat), la ZOE, à l’usage, coûterait « trois fois moins cher que son équivalent thermiques » soit 3 euros contre 9 euros aux 100 kilomètres.

« Une technologie inventée au 19e siècle et obsolète »

Alors comment expliquer la réticence de certains usagers ? Bertrand Piccard, ardent défenseur de « l’automobile zéro émission », considère que malgré une certaine réticence, les mœurs sociétales en ce qui concerne les enjeux environnementaux, s’évoluent rapidement. Selon cet aéronaute et aventurier suisse les notions tel que « la croissance propre » prennent de sens parmi les industriels d’automobiles surtout lorsque qu’on sait que « le rendement énergétique d’un moteur à combustion est d’environ 27% alors que celui d’un moteur électrique est de 97%. » et que vraisemblablement l’ère de « cette technologie inventée au 19e siècle » est désormais révolu.

Du luxe et la « Porsche Mission E »

Et enfin, une bonne nouvelle pour les mécontents de la qualité et de la puissance des moteurs électriques : le constructeur automobile Porsche vient d’annoncer son entrée dans le monde 100% électrique avec « Porsche Mission E ». Le premier modèle, une berline de quatre portes avec deux moteurs électriques fournissant 600ch et avec une transmission intégrale, de quoi atteindre 100 km/h en moins de 3,5s, serait commercialisé début 2020. Pour une somme modique de…90 000 euros !

 

 

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